Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 10:31

«Au moment où l'Histoire nous apparaît déterminée par l'économie de marché, les finances ou les échanges commerciaux, dominés par les puissants, le Dieu de la Nativité est un Dieu qui change les règles du jeu. D'ailleurs, il aime faire cela. Comme le proclame Marie, il est le Seigneur qui détrône les puissants et élève les humbles.»

Homélie du pape François du 20 décembre 2015

Une information récente jette le trouble, voire le désarroi dans le landerneau catholique, celle du vrai visage de Jésus. On sait que Jésus était juif donc sémite, qu'il parlait araméen. La fameuse phrase sur la croix: Ya Ilahi Ya Ilahi lima sabactani» ânonnée depuis deux mille ans par les locuteurs chrétiens du monde occidental a toute sa signification en araméen, en arabe, et en hébreu: «O Mon Dieu, O mon Dieu pourquoi tu m'as laissé tomber» littéralement, pourquoi tu a pris de l'avance sur moi. Parfaitement clair en arabe est pour nous un argument concernant la culture sémite de Jésus.

Mais qu'en-est- il de son visage? On sait que les visages du Christ dans l'art occidental chrétien sont multiples et un consensus qui ne repose sur aucune étude document ou autre veut que le Christ qui est un sémite de la lignée dit-on de David, ait les yeux bleus, les cheveux blonds qui lui tombent sur les épaules, il est svelte, d'une belle taille altière, bref rien à voir avec un juif ou un musulman du Moyen-Orient!

Le visage de Jésus d'après les scientifiques

Il est avéré que le visage de Jésus ne ressemble en aucun cas à l'image du Jésus traditionnel inculquée par l'Occident qui a fait un hold-up symbolique en s'appropriant une image, celle de décrire le visage d'une religion moyen-orientale au même titre que le judaïsme et l'islam, et qui circule sur l'Internet depuis pas mal de temps déjà, mais l'image habituelle de «Jésus». Une publication nous informe que sous l'autorité de l'élite de l'Église catholique, le pape Alexandre VI - pape de la Renaissance- avait décidé que la peinture de son fils César Borgia allait devenir la représentation de Jésus dans tout l'Occident. L'Église catholique a donné à Leonard de Vinci le soin de fabriquer une image de «Jésus» (qui dit-on, était celle de César Borgia) pour qu'elle soit la représentation «canonique» de Jésus-Christ.

Une publication récente, réputée scientifique, pourrait peut être changer la donne... Nous lisons dans la publication suivante qui rapporte cette découverte: «Vous êtes-vous jamais demandé à quoi ressemblait le vrai visage de Jésus? Une réponse peut avoir été trouvée sur le site popularmechanics.com, grâce à un passionnant nouveau champ de recherche de «l'anthropologie médico-légale». Cela fait suite à une découverte par des scientifiques britanniques, assistés par des archéologues israéliens, de ce qu'ils croient être l'image la plus précise du visage le plus célèbre dans l'histoire humaine. Alors que ce domaine de la science, «l'anthropologie médico-légale», est généralement utilisé pour résoudre les crimes, Richard Neave, un artiste médical retraité de l'université de Manchester en Angleterre, a réalisé qu'il pourrait également l'utiliser pour faire la lumière sur l'apparence de Jésus. (1)

On le sait: «Ce n'est pas la première découverte de Neave, puisqu'il s'est déjà aventuré dans d'autres domaines controversés. Au cours des deux dernières décennies, il avait reconstitué des dizaines de visages célèbres, dont Philippe II de Macédoine, le père d'Alexandre le Grand, et le roi Midas de Phrygie. Afin de créer un portrait précis de Jésus, la première étape pour Neave et son équipe de recherche a été d'acquérir des crânes près de Jérusalem, la région où Jésus a vécu et prêché. Une fois en possession de trois spécimens bien conservés de l'époque de Jésus, Neave a utilisé la tomographie par ordinateur pour créer des «coupes» des crânes aux rayons X, révélant ainsi des détails précis sur la structure de chacun»(1).
Des programmes informatiques spéciaux ont ensuite évalué, calculé, à partir des mesures connues de l'épaisseur des tissus mous à des endroits clés des visages humains. Cela a permis de recréer les muscles et la peau recouvrant un crâne sémite avec les caractères sémites» (1) (2).

«N'ayant jamais été décrit de manière précise dans les Evangiles, l'image de Jésus s'est forgée à travers les oeuvres d'art, tant orientales qu'occidentales. Dans ces oeuvres, il apparaît le plus souvent comme un homme nordique, parfois même blond aux yeux bleus délavés, teint pâle, et cheveux toujours longs, ce qui, à l'époque, était l'apanage des femmes dans une communauté où la ligne entre hommes et femmes était bien distincte.»(1)

Le commentaire de l'article est pertinent. on lit: «Si Jésus avait eu cet aspect-là, il n'eût jamais été accepté dans la communauté judéenne de l'époque. Il est plus que probable que Jésus avait les mêmes caractéristiques physiques que tout le monde autour de lui, comme cela semble confirmé dans les Evangiles où, dans le jardin de Gethsémané, Jésus est décrit comme ressemblant à ses disciples. De son côté, saint Paul dit, dans le premier épitre aux Corinthiens: «La nature elle-même ne vous enseigne-t-elle pas que c'est une honte pour l'homme de porter les cheveux longs, à l'inverse des femmes, pour qui c'est une gloire?». (1)

Beaucoup d'internautes s'insurgent et reprochent aux scientifiques de ne pas tenir compte de l'image donnée par le linceul de Turin. Rappelons que le suaire de Turin qui garderait l'image du Christ a été étudié scientifiquement,? mais là aussi pas de conclusions définitives. Il y a ceux qui affirment que le tissu daterait du XIIIe siècle et il ya les autres qui s'accrochent à l'image du Christ confortés par l'étude de la Nasa. En effet, le visage du Christ d'après les ingénieurs de la Nasa à partir du visage du suaire de Turin en 1978, ressemblerait à celui d'un homme occidental.

Pour d'autres internautes, la mère de Marie, (st Anne d'Auray) serait étrangère à la région et il n'est pas exclu qu'elle soit européenne. Pourtant, comme l'écrit un autre internaute, la question du visage du Christ n'épuise pas le sujet de la croyance: «Cherchez le visage physique de Jésus avec science et insistance c'est autant s'éloigner de son message. Il serait plus vraisemblable de le retrouver dans les signes des temps. Pour d'autres il y a une conspiration: «Très régulièrement, des «chercheurs» prennent plaisir à confectionner des bobards pour décrédibiliser la foi chrétienne, qui sont bien évidemment repris en masse dans la presse à bétail. Le point commun de ces supers scientifiques? Ils ont tous un passeport israélien.» (1)

Un des commentaires suite à l'article et signé le moine obscur mérite aussi d'être rapporté: «Pour moi, le «vrai visage» du christ est dans ses paroles pleines de sagesse. Pourquoi les gens ont-ils besoin de «voir» pour «croire», qu'ils s'apprêtent alors à être aisément séduits. Il faut adorer Dieu en vérité et en esprit! Mais certains ont besoin d'un «visage» ou d'un «objet» auquel se référer. Ils ne peuvent pas se référer à des valeurs et des idées? Mais le visage du Christ n'a guère d'intêret. C'est sa parole qui continue d'éclairer le monde.»(1)
Un autre commentaire de l'internaute Marianne apporte une clé de compréhension sur la multiplicité des visages des croyances des peuples auxquels s'adresse l'Evangile: «Comment pourrait-il, Jésus (ou Joshua), issu d'un milieu d'ethnie sémitique avoir des traits d'un nordique européen? Malgré les acrobaties mentales de quelques théologiens chrétiens (notamment ceux de l'Amérique du Nord) qui parlent d'un «être aux traits supérieurs» (merci pour le rappel d'eugénisme qui nous renvoie à d'autres doctrines moins religieuses que politiques), ou qui avancent (sans la moindre preuve) que Jésus était une «créature de nature divine, peut-être même venue d'ailleurs» (de Stockholm, en serait-il?), l'apparence d'un grand blond aux traits nordiques européens est celle qui convient à l'ethnie de la classe économiquement dominante, c-à-d, les cultures occidentales.»(1)

L’internaute Marianne va plus loin: elle convoque à juste titre le fond rocheux raciste de l'Occident: «Notre racisme le plus ordinaire nous empêcherait de sentir de la dévotion envers un homme à la peau basanée et aux traits sémites, il faut appeler un chat un chat. Et grâce à une campagne de marketing bien rodée, cette image de marketing d'un Jésus blond aux yeux bleus a fait son chemin au cours de toutes ces années et s'est imposé même auprès de populations assez éloignées de l'Europe.» Bref, pour moi, l'apparence physique de Jésus dit le Christ, doit être celle d'un Juif comme on peut encore retrouver jusqu'à aujourd'hui dans cette région du monde qu'on appelle Proche-Orient. Un homme de peau basanée, de cheveux frisés et barbe noire, peut-être maigre (ou svelte) à cause des jeûnes à qui il se soumettrait. Pour moi c'est le vrai Joshua et qui devrait être accepté par tous les chrétiens qui veulent obéir et développer les préceptes de son Messiah, c-à-d, l'altruisme, l'humilité et l'amour du prochain. Mais à l'aube du Troisième millénaire, les chrétiens du monde occidentaux sont encore très loin d'avoir obtenu ou développé de tels préceptes et, enracinés encore dans leur racisme le plus ordinaire, ils hésiteront beaucoup avant de quitter leur Jésus nordique pour un Joshua aux traits sémites.» (1)

Pour réaliser ce portrait-robot, les scientifiques ont étudié le crâne d'un sémite vivant en Galilée au premier siècle après J.-C. C'est probablement l'un des êtres humains les plus représentés autour du monde. Jésus, le prophète des chrétiens, est présent dans toutes les églises, dans d'innombrables films ou bandes dessinées. Des cheveux longs un peu hirsutes, une peau très blanche, un corps très maigre: voilà l'image à laquelle nous sommes habitués. (...) Le Messie aurait été plutôt foncé de peau, assez petit et trapu. Pour réaliser ce portrait-robot, les scientifiques ont étudié le crâne d'un sémite vivant en Galilée au premier siècle après J.C., et ont utilisé des techniques de l'anthropologie médico-légale. Ayant obtenu une forme générale, ils ont ensuite déterminé la couleur de la peau en étudiant des peintures de sémites vivant à la même époque. Alors que l'iconographie le représente mince, Jésus aurait été en réalité trapu. Etant fils de charpentier, il aurait été plus costaud que la moyenne de l'époque, qui était de 1 mètre 55 pour un poids de 49 kilos. Concernant la coiffure, les chercheurs ont rapidement écarté l'hypothèse d'une longue chevelure, se basant sur des extraits de la Bible. La première épître de saint Paul aux Corinthiens 11 indique par exemple: «La nature elle-même ne vous enseigne-t-elle pas que c'est une honte pour l'homme de porter les cheveux longs tandis que c'est une gloire pour la femme de les porter ainsi?»(4)

Enfin pour l'internaute Vanda, il est important de savoir si Jésus était juif ou hébreu. Car écrit-il: «Juif et hébreu n'ont pas pour moi la même signification: Juif désigne l'appartenance à une religion. Hébreu désigne plutôt une ethnie (les habitants antiques de la Palestine). Les Hébreux sont le plus souvent considérés -à tort- comme étant les ancêtres des juifs.
Schlomo Sand, historien israélien, a démontré que les descendants des Hébreux du temps du Christ sont les Palestiniens qui se sont convertis d'abord au christianisme, puis majoritairement à l'islam. C'est une astuce des sionistes de confondre hébreu et juif pour revendiquer la terre de Palestine au prétexte que leurs ancêtres l'auraient habitée. Alors qu'en fait une infime minorité de juifs descendent des Hébreux (les 5% de Palestiniens qui étaient juifs en 1898 alors que 75% étaient musulmans et 20% chrétiens). Les juifs ont été pour la plupart «convertis» en Afrique du Nord et en Europe centrale d'où ils ont émigré un peu partout. Distinguer juif d'Hébreu a un réel sens pour moi et pour les antisionistes» (1)

«D'où l'intérêt à mon sens d'abandonner le sens propre du mot «visage» concernant Jésus pour son sens figuré, c'est-à-dire sa personnalité, son oeuvre, sa pensée, ses paroles, ses actes comme «Le moine obscur» et moi-même le suggérons. Au final,les miracles rapportés par les Evangiles (ou ce qu'on nous a fait croire comme étant les Evangiles) n'en étaient peut-être pas parce que sans miracles personne n'aurait adhéré au christianisme...Alors pensez si le Christ avait été noir ou magrébin??? Au final on peut se demander si les musulmans n'ont pas raison en interdisant la représentation graphique de leur Dieu?» (1)

Que faut-il en conclure?

Il n'est pas important de connaître le visage du Christ. Il est nécessaire pour les Chrétiens qui s'en réclament de s'en inspirer. Pendant deux mille ans l'Eglise a bâti son magistère sur une fausse date. On sait après les études d'un moine obscur, Denys le Petit que le Christ n'est pas né le 25 août qui correspond en fait à la fête du sol invictus (victoire du soleil) date à partir de laquelle le jour est plus long que la nuit des païens et que l'Eglise s'est approprié pour espérer convertir ces paîens. Le Christ toujours selon Denys le Petit, serait né 5 ou 6 ans avant la date officielle décrétée par le pape Grégoire pour l'avènement du christianisme.

Nous sommes vraisemblablement en l'an de grâce 2022 et si l'on veut fêter l'anniversaire du Christ on serait mieux inspiré du côté de la période des semailles. En ce qui concerne le Père Noël et la fête y afférente. C'est une invention récente comme je l'ai écrit, à la fois de l'Eglise et plus tard du libéralisme sauvage en la personne du saint Nicolas barbu en tenue rouge comme l'a imposé depuis près d'un siècle Coca Cola. Dans le plus pur aspect de la marchandisation du divin. (5)

Que Jésus soit noir ou blanc, basané avec des cheveux crépus, ne devrait rien changer à son sacerdoce pour ceux qui croient en lui dans un mode de plus anomique avec un money-théisme dimensionné à la taille des plus grands et comme le rappelle le pape François, Jésus aurait renversé les tables des marchands du Temple. Bonne fête de Noël aux Chrétiens et par la même, bonne fête du Mouloud Ennabaoui une fête traditionnelle qui est pour les Algériens depuis 1436 ans un évènement cultuel et culturel de l'islam maghrébin fait de tolérance, mais sans les pétards qui sont, là aussi, une invention du grand capital, du money-theisme à l'algérienne...

1. http://reseauinternational.net/le-vrai-visage-de-jesus/21 décembre 2015


2. https://www.naij.com/664840-photo-real-face-jesus-uncovered.html


3. http://www.spiritualite-chretienne.com/christ/Art/Visage-3.html


4. http://www.atlantico.fr/atlantico-light/scientifiques-devoilent-quoi-aurait-ressemble-vrai-visage-jesus-et-cela-va-etonner-2492400.html#6HmaFsR4FDZX8mZc.99


5. http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-invention-du-pere-noel-le-hold-128195

Article de référence : http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_professeur_ chitour/232153-la-realite-et-le-sacerdoce.html

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique enp-edu.dz

Repost 0
1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 21:25

«La Terre est le berceau de l'humanité... mais on ne peut passer sa vie dans un berceau...» Constantin Tsiolkovski (1857-1935, père de l'astronautique russe)

De l'eau salée a été repérée sur la planète Mars. Cette découverte relance l'hypothèse d'une forme de vie sur Mars. C'est une avancée significative. La Nasa l'a confirmé le lundi 28 septembre: de l'eau, sous forme liquide, coule encore régulièrement à la surface de la planète rouge, d'après la Nasa. Des coulées sombres ont été observées sur plusieurs centaines de mètres. Elles apparaissent en été et disparaissent en hiver, Mars ne serait donc pas une planète sèche et aride. «Nous savons maintenant que Mars était une planète très semblable à la Terre avec des mers chaudes, salées, avec des lacs d'eau douce, sans doute de la neige aux sommets», explique l'administrateur adjoint de la Nasa, John Grunsfeld.

Existe-t-il ailleurs des planètes propices à la vie?

L´enquête commence dans notre système solaire, parmi les nombreuses planètes, astéroïdes et comètes qui entourent le Soleil. Parmi ces astres, Mercure, Vénus et Mars sont nées à partir des mêmes ingrédients que la Terre, il y a 4,5 milliards d´années. Elles auraient pu lui ressembler. Certains indices suggèrent même que Vénus et Mars ont connu, au début de leur existence, une période où des rivières et des mers d´eau liquide recouvraient leur surface. A présent, Mars est devenue une planète glacée, et Vénus une fournaise brûlante et sèche. Pourquoi n´ont-elles pas pu garder un climat clément propice à l´eau liquide et à la vie telle que nous la connaissons? Mars était-elle trop petite? Vénus trop près du Soleil?

L'existence d'une vie extraterrestre est, depuis toujours, un objet d'interrogation et un terrain privilégié de l'imaginaire. Depuis que les radioastronomes écoutent le ciel, ils n'ont repéré aucun message de civilisation extraterrestre mais ils ont découvert une centaine de molécules différentes dans l'espace interstellaire, en grande majorité organiques et dont l'eau est parmi les plus abondantes. Il n'est, donc, pas déraisonnable de penser que la chimie du carbone, en présence de l'eau, n'est pas limitée à notre système solaire. Il reste à définir ce que c'est que la vie car il n'est pas exclu que d'autres métabolismes n'utilisant pas le carbone ou l'eau puissent exister. C'est le cas dans les abysses océanes où la vie existe en absence de photosynthèse.
Sur Terre, l'évolution biologique a permis l'émergence de quelques espèces vivantes dotées d'intelligence. L'espèce humaine n'est pas la seule. D'après les exobiologistes, les scientifiques qui cherchent les formes de vie dans l'espace, les conditions de vie sur les autres planètes, sur le modèle de la vie terrestre, doivent obéir aux contraintes suivantes: en plus d'une distance adéquate du Soleil, la planète doit avoir une atmosphère et une gravité qui permettent à l'eau (obligatoire) des océans de ne pas s'évaporer. De plus, cette planète doit être stabilisée lors de sa rotation(1).

Conditions d'émergence de la vie

L'eau, c'est avant tout un milieu dans lequel on peut trouver des traces éventuelles de vie. Traces de vie passée, ou de vie microbienne présente, c'est là où il faudrait envoyer des sondes afin de les détecter, si elles existent. «Une question à laquelle nous avons les moyens technologiques de répondre», assure John Grunsfeld, administrateur associé de la Nasa.
Pourtant, on a cru, longtemps, que la vie était liée à certaines conditions (température, pression, teneur en oxygène..) et on admet que la vie puisse se développer sur une planète, on admet généralement, comme conditions nécessaires, la présence d'eau liquide, d'azote, de carbone et éventuellement de silicium. Dans les conditions actuelles, la Terre est la seule planète du système solaire à posséder la vie. Cette singularité contraint l'exobiologie à la considérer comme un modèle unique, donc, indispensable. Cependant, la vie a-t-elle jailli, uniquement, sur Terre? L'expérience de Miller en 1953 a permis de simuler l'apparition de la vie sur Terre. Une chimie prébiotique pouvait, fort bien avoir été à l'origine de la vie sur Terre, Dans le même ordre, en analysant les grains de la comète de Halley avance Laurent Clause «les chercheurs ont en effet découvert 143% de carbone organique. Quant aux radioastronomes, ils ont identifié 83 molécules différentes dans le milieu interstellaire. Dans une météorite tombée en Australie, huit acides aminés ont, ainsi, été détectés parmi les vingt qui constituent les protéines connues sur Terre». (2)


Une vie extraterrestre

La vie existe-t-elle, ailleurs, que sur Terre? Il y a statistiquement des chances très élevées pour que la vie existe ailleurs, sachant qu'il existe plus de 100 milliards d'étoiles dans chaque galaxie et que, dans l'Univers tout entier, on dénombre plus de 100 milliards de galaxies. Les scientifiques commencent à découvrir des planètes telluriques, c'est-à-dire solides et de petite taille, qui ressemblent à la Terre... Quand Frank Drake lista toutes les conditions nécessaires à la communication avec d'autres civilisations: il faut des étoiles, des planètes, avec un écosystème pour que se développent la vie, puis l'intelligence, et la communication. Enfin, il faut que ces civilisations technologiques vivent, suffisamment, longtemps. Cette formule est devenue célèbre sous le nom d'Equation de Drake. Avec une valeur de N comprise entre 18 et 5000.000.000, autant dire que nous ne savons pas avec combien de civilisations nous pourrions communiquer.

Plus, récemment encore, en avril 2015, le site Atlantico rapporte l'information suivante: Ellen Stofan, scientifique en chef de la Nasa affirme que la recherche de formes de vies extraterrestres n'était plus qu'une question de temps. Vingt ans au plus.. Olivier Sanguy spécialiste de l'astronautique et rédacteur en chef d'Enjoy Space, à la Cité de l'espace à Toulouse déclare: «: (...) Depuis quelques années, l'étude de notre système solaire avec des sondes ou avec des télescopes a montré, plusieurs endroits susceptibles d'héberger le vivant. Certes, plutôt, sous une forme très simple, comme des microbes, mais ce serait déjà une avancée extraordinaire. De même, on trouve, de plus en plus d'exoplanètes, ces planètes qui tournent autour d'autres soleils que le nôtre, «bien placées» et qui pourraient, en théorie, abriter du vivant si d'autres conditions sont réunies». (3)


La Nasa a-t-elle découvert et caché des preuves de vie sur Mars en 1976 et en 2015?


Il semble que depuis près d’une quarantaine d’années la Nasa avait des fores présomptions quant à la présence d’eau sur Mars . Les différentes missions dont la dernière avec Curiosity n’auraient fait qu’apporter plus de preuve.

Dans une interview sur ce qu'il pense être de la rétention de l'information par la Nasa de la possibilité d'existence d'une vie sur Mars, Gilbert Levin ingénieur à la Nasa, de la Mission Viking déclare: «La sonde Viking 1 est lancée par la Nasa en 1975. Elle doit se poser sur Mars pour y trouver des traces de vie. L'atterrisseur est programmé pour détecter des signes de vie grâce à une solution radioactive déposée sur les échantillons prélevés avec le godet articulé. L'idée était de nourrir d'éventuels micro-organismes. S'ils métabolisaient ce qu'on leur avait donné, le gaz qu'ils expulseraient serait radioactif, ce qui les rendrait faciles à détecter. (...) Et puis brusquement on a obtenu un résultat: des milliers de coups par minute, trahissant la présence d'un gaz radioactif qui émanait de notre échantillon. Pour la Nasa c'est une preuve concluante.» (4)


Pour Nick Pope (analyste militaire) la réponse est la même: «C'était une expérience et une mission approuvées par la Nasa. Les résultats étaient nets, il y avait de la vie! C'est peut-être une des découvertes les plus importantes de tous les temps! Alors pourquoi n'en a-t-on pas parlé? Si c'est faux, qu'on le dise. Pourquoi ce silence? La Nasa a, donc, tout fait pour étouffer l'information. Depuis, la Nasa a détecté des grands dépôts de sel à la surface de la planète rouge (en 2008). (...) Une forme bizarre de sel. Une fois qu'on chauffe ce sel, toutes les molécules biologiques qu'il contient se dissolvent. Donc, même s'il y avait bien des formes de vie dans le sol martien salé, elles auraient été détruites... Le sel martien ne fait, peut-être, pas que masquer la présence de la vie... Il pourrait être l'un de ses ingrédients fondamentaux. Sur la Terre, nous savons que certains organismes ont besoin de sel.» (4)


L'existence d'une vie extraterrestre et les religions

L'exemple de Mars est intéressant, car l'eau liquide a existé à sa surface aux débuts de son histoire, avant de disparaître, assez, rapidement, peut-être même, sous forme d'océans. Mais du fait de la faible taille de Mars, la majeure partie de cette eau s'est enfuie, depuis cette époque. (...) Mais comment se fait-il que la vie n'ait été possible que sur Terre?»(5)

L'Objectif de Curiosity est de trouver, aussi, des traces d'une vie ancienne sous forme de molécules organiques. D'où l'intérêt de se poser sur un terrain sédimentaire. Ce sera Gale, un cratère. L'argile et les dépôts de sulfate situés à plusieurs niveaux d'altitude, à l'intérieur du cratère Gale. La Vie a jailli partout dès que les conditions le permettent... Elle essaie, transforme, mute, s'adapte, ou disparaît au profit d'autres formes de vies. Par ailleurs, il a été constaté que les molécules organiques de départ (ARN et ADN), ne peuvent être synthétisées, sans support. Il est possible de faire appel à des surfaces minérales, comme les micas, les argiles qui se trouvent, abondamment, sur Terre et sont constituées d'un empilement de couches fines. Entre les différentes couches de l'argile, peuvent se glisser certaines petites molécules organiques, ce qui permet une absorption importante première étape vers la réaction de synthèse.

«D'après les chercheurs interrogés par Life's Little Mysteries, si la vie existait sur Mars, il ne serait pas exclu que nous soyons, nous-mêmes, des Martiens. Si la vie n'était apparue qu'une seule fois, cela indiquerait qu'elle est très rare mais si elle était apparue deux fois dans un seul système solaire, alors cela nous dirait que la vie est en fait très commune. (...) Au vu de l'importance d'une telle découverte pour la science, une question se pose: quel impact aurait une telle annonce sur l'humanité? (...) Les conséquences majeures seraient, ainsi, davantage, de l'ordre de la religion ou de la philosophie.» (6)

Pour Hubert Reeves, la vie serait venue de Mars à travers des météorites. «Imaginons, écrit-il, un caillou avec des bactéries éjecté de Mars à la suite d'un choc, qu'il ait tourné pendant des millions d'années avant de débouler sur notre planète pour l'ensemencer et donner le départ de la vie sur Terre. Pourquoi Mars? Parce que la vie sur Terre apparaît il y a 3,8 milliards d'années au moment où notre planète traverse une mauvaise passe, bombardée encore de tout côté par des météorites....(...) Notre proche voisine aurait pu nous céder, facilement, un peu de vie. Nous sommes peut-être tous des petits Martiens.» (7)

Les grandes religions terriennes ne réprouvent pas l'idée de l'existence d'autres mondes habités dans l'Univers. Beaucoup de textes anciens, y font référence. Et si des extraterrestres avaient été pris pour des Dieux ou Dieu qui est dans le ciel, le très haut? La lecture des premiers chapitres de la Bible fait apparaître de nombreux récits des visites sur Terre de visiteurs venus sur des chariots de feu, porteurs de messages d'une grande sagesse. En décembre 1992, deux mois après la «réhabilitation» de Galilée par Jean-Paul II, à laquelle il avait oeuvré, Coyne avait déclaré: «L´Église n´exclut plus l´existence d´autres êtres intelligents dans l´univers... Dans un texte consacré aux origines de la création, le talmudiste Hervé Elie Bokobza souligne que le Zohar, un des ouvrages majeurs de la Kabbale, fait état de créatures humaines résidant sur des planètes situées «en dessous» de notre Terre». (8)

Les grandes religions ne réprouvent pas l´idée de l´existence d´autres mondes habités dans l´Univers. Beaucoup de textes anciens y font référence: les machines volantes décrites par Ezéchiel (La Bible I 4-14 et 15-28), la guerre aérienne du Ramayana, l´épopée de Gilgamesh, les Elohim de la Genèse (La Bible VI 1 -4), les Veilleurs du ciel dont parle Hénoch (Livre des secrets d´Hénoch VI 1-2, 6; VII 1-2; VIII 1-3; X 10).

Le Coran fait, explicitement, mention de la pluralité des mondes dans le sens où ils obéissent à Dieu. Ainsi, les mondes habités sont cités dans neuf sourates. (Coran: Sourate I, verset1; II, 3; V, 109; VI, 101; X, 3; XI 108; XIII, 15; XXI, 16; XXXVI, 36). Pourquoi, en effet, la vie existe uniquement sur une seule planète, la Terre, alors que des centaines d´autres planètes existent dans le système solaire et autour d´autres étoiles, ceci est prouvé également. L'islam va plus loin, en faisant la «prédiction», non seulement de l'existence de la vie extraterrestre, mais d'une rencontre avec les Terriens: «Parmi Ses Preuves est la création des cieux et de la terre et des êtres vivants qu'Il y a disséminés. Il a en outre le pouvoir de les réunir quand Il voudra.» (42, 29)


La conquête de Mars

On pense à une mission humaine sur Mars aux environs de 2030. On estime à entre 100 et 300 milliards de dollars cette mission. La Nasa en appelle à la collaboration internationale pour aller sur Mars, histoire de partager la note. «Encore faudrait-il être capable d'aller jusqu'à la planète rouge, et d'en revenir. La fusée SLS développée actuellement pourrait être utilisée, mais «il faudrait encore 10-15 ans pour développer un vaisseau», anticipe Jacques Villain.(...) Resteraient la question des radiations, la nécessité de gagner de la vitesse pour réduire la durée du périple, l'impact d'un tel voyage sur les muscles et les os des membres de l'équipage... Sans oublier leur santé mentale, dans une telle promiscuité au cours de ces deux années, quand le record individuel est de 438 jours dans l'Espace. Viendrait également le problème de l'atterrissage, l'étape la plus difficile de ce périple. «L'atmosphère est si ténue et méconnue que le comportement des sondes est difficilement prévisible», commente le président du Cnes. «Et poser une sonde de 200-300 kg, ce n'est pas la même histoire que poser un vaisseau de 10-20 tonnes»»(9)

En supposant qu'on y trouve la vie. Comment sera-t-elle? Comment allons-nous l'accepter nous les prédateurs terrestres? Quelles sont les modes de vie dans cet astre où la gravité est plus faible? Y a-t-il une forme de spiritualité? Autant de questions qui vont déconstruire la condition humaine telle que nous l'avons connue depuis l'avènement de l'Homme, ce qui, d'une certaine façon, amènerait à relativiser peut-être sa place dans le dessein de la création. Sombre présage!



1. http://chemseddine.over-blog.com/2014/07/sommes-nous-seuls-dans-l-univers-l-eternelle-question-sans-reponse.html


2.Laurent Clause: Les météorites extraterrestres. Sciences & Avenir N° 654 1/8/2001

3. http://www.atlantico.fr/decryptage/rencontre-extra-terrestres-dans-20-ans-ceux-qui-croient-ou-pas-match-astrophysiciens-olivier-sanguy2086724.html#MVptqtK9GdljoAl4.99


4.Miona http://www.agoravox.tv/culture-loisirs/ etonnant/article/la-nasa-a-t-elle-decouvert-et-50651 13 08 2015


5. http//www.futura-sciences.com/fr/doc/t/astronomie-1/d/eau-liquide-vie-univers_ 995/c3/221/p9/

6. http://www.maxisciences.com/rover-curiosity/ et-si-curiosity-trouvait-des-traces-de-vie-sur-mars_art26063.htmlInfo rédaction, publiée le 06 août 2012


7.H. Reeves: la naissance de vie sur Terre. Science et Avenir n°654. 1er aôut 2001


8. http://www.lemondedesreligions.fr/archives/2008/09/01/nos-freres extraterrestres, 9515903

. php

9. Marie Simon2030: L'Odyssée vers Mars: film ou réalité? L'Express 29/09/2015

Article de référence http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_professeur_ chitour/226420-que-deviendrait-l-humanite.html

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique enp-edu.dz

Repost 0
17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 11:26

Une contribution concernant les données archéologiques confrontées à la réalité du message biblique a attiré mon attention. J'ai voulu connaître les fondements de la Bible et du même coup la place de Moïse dans le récit à la fois dans le judaïsme, ce que dit l'archéologie de cette période mais aussi comment le prophète Moïse est perçu dans le Coran.

On sait que l'Histoire des Hébreux nous est essentiellement connue par la Bible. « La Bible est un ensemble d'épopées, de récits mythologiques, de poèmes, de prières formulées par des prophètes ainsi que de textes juridiques. Elle a été rédigée par des érudits ou scribes juifs, principalement entre l'an 500 et l'an 150 avant Jésus-Christ. Ils expliquent que le peuple hébreu a noué une alliance avec un Dieu unique, Yahvé. La plupart des événements que relate la Bible sont censés se dérouler au IIe millénaire avant J.-C. (...). Elle est considérée comme largement mythique mais contient néanmoins quelques informations ethnologiques utiles aux historiens et aux archéologues. (1)

Selon la Genèse (le premier livre de la Bible), Dieu noue avec Abraham une alliance. Il l'engage à quitter sa contrée et à partir vers la terre de Canaan, ainsi nommée d'après Cham, l'un des fils de Noé. Après une longue errance, la petite troupe s'établit enfin dans le pays de Canaan, «où coulent le lait et le miel», sous la conduite d'Isaac et de son fils Jacob. (..) L'Exode, deuxième livre de la Bible, raconte que Joseph, fils de Jacob et petit-fils d'Isaac, devient, du fait de sa grande sagesse, le Premier ministre du Pharaon. Il invite alors ses onze frères et une partie des Hébreux à le rejoindre en Égypte, à la recherche d'un mieux-être. Bientôt victimes de vexations, les Hébreux se libèrent du joug égyptien et reviennent à Canaan, la «Terre promise», sous la conduite du prophète Moïse.» (1)



L'historicité de Moïse

«Moïse lit-on sur Wikipédia est vraisemblablement le personnage le plus important de la Bible hébraïque, recevant la Loi pour le judaïsme, préfigurant Jésus-Christ pour le christianisme et précédant le prophète Mahomet pour l'islam. (...) Il n'existe cependant aucune trace historique de son existence en dehors de la tradition, ce qui en fait une figure mémorielle et non historique le Moïse de la foi étant bien plus connu que le Moïse de l'histoire. En islam, Moïse - sous le nom de Moussa - est le prophète le plus présent dans le Coran, cité à cent trente-six reprises. Il fait partie des «grands prophètes», considéré comme l'un des messagers envoyés par Allah et annonce le prophète Mahomet. (...) Moïse. est le seul des prophètes à avoir entendu directement Dieu lorsqu'il reçoit les tables de la Loi, ce qui lui vaut le titre de kalîm Allah - «interlocuteur de Dieu». Pharaon donne l'ordre à son peuple d'éliminer les nouveau-nés mâles et de ne laisser vivre que les filles. Le frère de Moïse s'appelle Aaron. Après sa naissance, sa mère Yokheved cache l'enfant durant trois mois puis l'abandonne dans une corbeille sur le Nil, près de la rive (le 6 sivan). La fille du pharaon qui se baignait avec des courtisanes, trouve l'enfant et décide de l'adopter (inspirée dans ce geste par l'ange Gabriel, selon le midrash), bien qu'ayant immédiatement deviné que l'enfant était hébreu.» (2)

Analogie de la naissance de Moïse avec celle du roi Sargon

«D'un point de vue «scientifique», nul universitaire, écrit Thomas Römer, professeur de la chaire «milieux bibliques» au Collège de France ; ne soutient plus l'historicité d'Abraham, et celle de Moïse. Le récit de la naissance de Moïse ressemble de près à la légende de la naissance de Sargon, roi légendaire, fondateur de l'Empire assyrien. Certes, le thème de l'enfant exposé et miraculeusement sauvé est largement répandu dans le folklore (Romulus et Remus, Cyrus, Horus...); néanmoins, c'est le récit de la naissance de Sargon qui se rapproche le plus du récit de la naissance de Moïse. Les deux protagonistes ne connaissent pas leur père; leurs mères respectives les cachent dans un premier temps, pour les confier ensuite au fleuve. Les deux enfants sont placés dans une caisse enduite de bitume; ils sont trouvés et adoptés par leurs bienfaiteurs. Cette adoption légitime la royauté de Sargon et introduit Moïse dans la cour du roi égyptien. La légende de Sargon a été mise par écrit au plus tôt au VIIIe siècle av. J.-C., la première histoire de Moïse ne peut donc être antérieure à cette époque. Les scribes judéens construisent la figure de Moïse à l'image du fondateur mythique de la dynastie assyrienne pour revendiquer la supériorité du dieu qu'il sert.» (3)

«Un méchant roi, une belle princesse, un nouveau-né, un coffre-berceau-corbeille, un fleuve, un abandon: c'est un schéma connu, celui des naissances de Romulus et Remus, d'Apollon, d'Adonis, de Moïse. La source de ces récits se trouve à Babylone, vers - 2450. Un texte mésopotamien raconte la naissance de Sargon Ier, roi de Babylone. D'origine modeste, cet enfant adopté est le fondateur du premier empire de l'Histoire: celui d'Akkad et de Sumer. Comme Moïse, Sargon est jeté au fleuve dans un panier. Sa mère lui donne le jour en secret, le dépose dans une corbeille fermée avec du bitume, l'abandonne sur le cours de l'Euphrate. Akki, un puiseur d'eau, le recueille, l'adopte et fait de lui son jardinier. La puissante déesse Ishtar l'ayant pris sous son aile protectrice, il devient un grand roi. Cette histoire, qui court jusqu'aux confins de l'Inde et du Tibet, a dû inspirer les scribes juifs lors de la rédaction de l'Exode.» (4)

Stéphane Foucart résume le mythe en écrivant: «Une femme craint pour la vie de son enfant. Elle le dépose, dans un panier, sur les eaux du fleuve. La nacelle dérive, l'enfant est recueilli. Bien sûr, son destin est de changer le monde. On connaît l'histoire: c'est celle de Moïse, «sauvé des eaux». Mais ceux qui l'ont écrite se sont inspirés, jusque dans ses détails, de celle de Sargon d'Agadé. Du nom de ce roi qui unifie la Mésopotamie au milieu du IIIe millénaire avant notre ère et fonde, ainsi, le premier empire. Que les compilateurs du récit biblique s'en soient inspirés n'est pas extravagant.» (5)


L'analogie est parfaite et troublante à un détail près, celui du bitume qui est introuvable en Egypte.... «Je suis Sargon, le roi puissant, le roi d'Agadé. Ma mère était une grande prêtresse. Mon père, je ne le connais pas. (...) Ma mère me conçut et me mit au monde en secret. Elle me déposa dans une corbeille de jonc, dont elle ferma l'ouverture avec du bitume.» Le même geste maternel - le calfatage du berceau à l'aide de bitume - est rapporté dans le récit biblique à propos de Moïse, alors que le bitume, matériau typiquement mésopotamien, est presque introuvable en Egypte... «Elle me jeta dans le fleuve sans que j'en puisse sortir, poursuit la légende de Sargon. Le fleuve me porta; il m'emporta jusque chez Aqqi, le puiseur d'eau. Aqqi, le puiseur d'eau, en plongeant son seau me retira du fleuve. Aqqi, le puiseur d'eau, m'adopta comme son fils et (...) me mit à son métier de jardinier. Alors que j'étais ainsi jardinier, la déesse Ishtar se prit d'amour pour moi et c'est ainsi que pendant cinquante-six ans, j'ai exercé la royauté.» (5)

Qu'en est-il du récit biblique tel que l'Exode, ou les dix plaies de l'Egypte écrit Nicolas Smaghue ? L'archéologue Israël Finkelstein et l'historien archéologue Neil Asher Silberman, ont confronté dans une étude le fait biblique avec la réalité archéologique La Bible dévoilée, leur ouvrage de synthèse présente le résultat de recherches archéologiques permettant, selon les auteurs, d'éclairer les événements rapportés par la Bible. Les travaux eurent lieu entre les années 1970 et les années 2000. Cette période a vu l'abandon de ce qu'on a appelé l'archéologie biblique (entre 1900-1970), au profit d'une démarche sans a priori appuyée par des méthodes de datation de plus en plus précises. Il en a résulté une remise en question de l'historicité d'une grande part des récits bibliques, notamment sur l'origine des anciens Israélites, l'exode et la conquête de Canaan.» (6)

« Le suspense tourne court, poursuit Nicolas Smaghue car très tôt les archéologues affirment que «ce sont des récits qui ont été cousus ensemble à partir des souvenirs, des débris d'anciennes coutumes, de légendes sur la naissance des différents peuples de la région et de préoccupations suscitées par les conflits contemporains» (...) Les épisodes traitent successivement des «Patriarches», de l'«Exode», des «Rois» et du «Livre». La série suit ici l'ordre édifié par les livres de l'Ancien Testament. (..) Très vite, des incohérences historiques apparaissent dans le texte au niveau des datations, notamment et mettent en doute leur existence. Ces anachronismes vont permettre de découvrir les véritables écrivains de ce passage de la Bible. (...) L'histoire de Moïse et de l'Exode du peuple juif vers la Terre de Canaan, que la Bible situe pendant la période du règne de Ramsès II sont de bons exemples. De nombreux écrits égyptiens de l'époque, une seule timide référence à un déplacement massif de population sémite a pu être retrouvée (une stèle commémorant, à la fin du XIII° siècle av. J.C., la victoire du pharaon Merneptah sur le peuple d'Israël). La réalité des événements s'en trouve donc, considérablement affectée. On se demande donc si L'Exode a eu lieu?» (6)

«Pour les archéologues, conclut Nicolas Smaghue , il n'est pas possible qu'une foule d'esclaves hébreux aient pu fuir vers le désert et la mer Rouge, sans rencontrer les troupes égyptiennes ou sans qu'il en reste au moins des traces dans les archives étatiques. L'absence de vestiges archéologiques dans le Sinaï, où les compagnons de Moïse ont, selon la Bible, erré pendant 40 ans est une preuve suffisamment troublante pour douter. Il semble toutefois que la Bible décrive davantage dans cet épisode le VIIe siècle av. J.-C. que l'époque supposée de l'Exode évoquée dans la Bible. Au final, il s'agit de la construction d'une saga nationale mythique à une époque où l'Egypte menace le roi de Juda (VIIe siècle av. J-C).» (6)

Pour Henri Ticq du journal Le Monde, , commentant à son tour l'ouvrage: «La Bible dévoilée» (7): «La migration des patriarches (Abraham, Isaac, Jacob), l'épique sortie d'Egypte où le peuple juif avait été réduit en esclavage et la conquête de Canaan, la terre promise par Dieu, ont-elles réellement existé (...). Ainsi, Zeev Herzog, professeur d'archéologie à l'université de Tel-Aviv, souligne «qu'aucune démarche scientifique ne prouve la réalité de cette sortie d'Egypte, des grandes années d'errance dans le désert et de la conquête de la Terre promise». (8)

«Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman, poursuit Henri Tincq , n'ont en effet aucun doute sur l'inauthenticité des grands récits fondateurs. Pour eux, la Bible est une géniale reconstruction, littéraire et politique, de toute l'histoire du peuple juif, qui correspond à l'émergence du royaume de Juda (royaume israélite du Sud) comme puissance régionale au VIIe siècle avant Jésus-Christ. Une époque où le royaume d'Israël (royaume israélite du Nord), autrefois plus prestigieux que Juda, passe sous la coupe de l'Assyrie voisine et où l'empire assyrien amorce son déclin. Autrement dit, la grande saga des patriarches, d'Abraham aux fils de Jacob, n'a aucun fondement historique, assurent Finkelstein et Silberman. Les noms de personnages et de lieux cités n'ont aucune «preuve» archéologique. Le récit des patriarches n'est qu'une sorte de «préhistoire pieuse» du peuple juif, écrite au VIIe siècle avant J.-C. par des auteurs pour servir l'ambition territoriale du royaume de Juda.» (8)

«Le récit de la sortie d'Egypte est tout aussi fictif. Compte tenu du rapport des forces à l'époque présumée de l'événement (XIIIe siècle avant Jésus-Christ), il est impossible d'imaginer la fuite hors d'Egypte de 600.000 esclaves hébreux qui auraient franchi des frontières alors puissamment gardées, et traversé le désert jusqu'à Canaan malgré la présence des troupes égyptiennes. Toutes les explorations archéologiques le prouvent, y compris dans la région la plus proche du mont Sinaï, lieu supposé de la révélation de Dieu à Moïse et des Dix Commandements.» (8)

La Bible compile ainsi des traditions diverses et originelles, raconte dans l'Exode, par exemple, les épisodes de la lutte séculaire avec l'Egypte des pharaons, vaincue par le pouvoir du dieu d'Israël et le statut miraculeux de son peuple. La grande saga biblique sert ainsi la vision militaro-religieuse du roi de Juda et entre en résonance avec les lecteurs du VIIe siècle avant Jésus Christ , rappelle leurs souffrances et les comble d'espoir pour le futur.



L'armée égyptienne de l'exode biblique Une confirmation de l'Exode

Roger Vetillard rapporte une curieuse découverte qui conforterait le récit de l'Exode: «Des archéologues égyptiens annoncent qu'ils ont découvert des restes qui pourraient être ceux de l'Armée égyptienne de l'exode biblique. Le ministère égyptien des Antiquités égyptiennes a annoncé en octobre dernier qu'une équipe d'archéologues sous-marins aurait découvert ce qu'il reste d'une armée égyptienne du XIVe siècle avant J.-C., au fond du golfe de Suez, à 1,5 km au large de Ras Gharib. L'équipe est tombée sur une masse gigantesque d'ossements humains noircis par l'âge. L'équipe du professeur Abdel Muhammad Gader, a d'ores et déjà récupéré plus de 400 squelettes différents, ainsi que des centaines d'armes et pièces d'armure, et les restes de deux chars de guerre, sur une surface d'environ 200 m². Ils estiment que plus de 5000 autres pièces paraissent être dispersées sur une zone plus large, ce qui suggère qu'une armée de grande taille a péri sur ce site. (9)

« De nombreux indices sur le site ont permis au professeur Gader et à son équipe, de conclure que ces éléments pourraient être liés au célèbre épisode de la sortie des juifs hors d'Egypte sous la conduite de Moïse et d'Aaron. Toutefois, les soldats paraissent être morts sur un sol sec, car aucune trace de bateaux ou navires n'a été trouvée dans la région. Cette découverte étonnante apporte la preuve, qu'un récit célèbre de l'Ancien Testament pourrait avoir une base historique ». (9)

Que faut, il en conclure? En dehors du fait religieux, la science archéologique n'a aucune certitude pour le moment, il y a des faits à confirmer ou infirmer. La croyance ou la non-croyance ne rentre pas en jeu quand il s'agit de foi. Cependant la science ne chasse pas la foi car L'astrophysicien Hubert Reeves souligne que même si « on a longtemps pensé que la science allait chasser la fonction religieuse, c'était une erreur. »

Science et religion n'abordent pas les mêmes questions : La science décrit les phénomènes, les mécanismes, les principes auxquels nous sommes soumis, en un mot le « comment » de l'existence. L’académicien Pierre Karli ajoute à juste titre que la science ne s’occupe aps de nos états d’âme : « notre soif de signification et d'espérance n'est pas prise en compte par la science car on ne sait pas l'introduire dans les équations ! ». La foi s'intéresse aux questions existentielles concernant le sens de la vie, la présence de l'au-delà, l'existence de Dieu, la relation des Hommes avec Lui, et s'oriente donc sur le « pourquoi » de l'existence. Cela rappelle le fameux procès de Galilée ou son avocat s’adressant aux inquisiteurs leur déclare : « Galilée ne vous pas comment on va au ciel, mais comment est le ciel »



1. http://www.herodote.net/1800_avant_JCa_nos_jours-synthese-267.php%20-%20Bible

2. Moïse: Encyclopédie Libre Wikipédia

3., http://charismata.free.fr/?p=1878 Le Monde de la Bible n° 196, mars 2011.

4. http://www.historia.fr/mensuel/817/sargon-ier-lautre-roi-sauve-des-eaux-18-12-2014-134289


5.Stéphane Foucart http://www.lemonde.fr/ete-2007/article/2007/08/14/sargon-l-ambitieux_944372_781732.html#0kBYrCrqSzJV4gvy.99


6. Nicolas Smaghue vendredi 27 juillet 2007 : http://clio-cr.clionautes.org/la-bible-devoilee-les-revelations-de-l-archeologie-editions.html#.VQRaeY7z12E


7. Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman. La Bible dévoilée. Les nouvelles révélations de l'archéologie, Traduit de l'anglais par Patrice Ghirardi. Bayard Editions.


8 Henri Tincq http://www.lemonde.fr/ vous/article/2002/06/06/deux-archeologues-contestent-la-realite-historique-de-la-bible_279000_3238.html#smL5u4OEfq0A6t5I.99


9. Roger Vetillard 12/12/ 2014 http://www.metamag.fr/metamag-2521-L-ARM%C3%89E-%C3%89GYPTIENNE-DE-L-EXODE-BIBLIQUE.html

Article de référence http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_professeur_ chitour/212689-quand-la-science-ebranle-la-foi.html

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique Alger

Repost 0
12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 14:12

«La Terre est le berceau de l'humanité... mais on ne peut passer sa vie dans un berceau...»

Constantin Tsiolkovski (1857-1935, père de l'astronautique russe)

L'existence d'une vie extraterrestre est, depuis toujours, un objet d'interrogation et un terrain privilégié de l'imaginaire. Depuis que les radioastronomes écoutent le ciel, ils n'ont repéré aucun message de civilisation extraterrestre mais ils ont découvert une centaine de molécules différentes dans l'espace interstellaire, en grande majorité organiques et dont l'eau est parmi les plus abondantes. Il n'est donc pas déraisonnable de penser que la chimie du carbone, en présence de l'eau, n'est pas limitée à notre système solaire ni à notre galaxie. Il reste à définir ce que c'est que la vie car il n'est pas exclu que d'autres métabolismes n'utilisant pas le carbone ou l'eau puissent exister. Il a été montré en effet, que dans les abysses océanes (fumerolles de gaz sulfureux) la vie existe en absence de photosynthèse.

Sur Terre, l'évolution biologique a permis l'émergence de quelques espèces vivantes dotées d'intelligence. L'espèce humaine n'est pas la seule. D'autres animaux supérieurs comme le dauphin semblent aussi avoir acquis cet atout majeur mais l'homme est le seul à avoir acquis un langage articulé, à manier la réflexion, à avoir pu développer une technologie avancée. D'après les exobiologistes,; les scientifiques qui cherchent les formes de vie dans l'espace les conditions de vie sur les autres planètes, sur le modèle de la vie terrestre, doivent obéir aux contraintes suivantes: en plus d'une distance adéquate du soleil, la planète doit avoir une atmosphère et une gravité qui permettent à l'eau (obligatoire) des océans de ne pas s'évaporer. De plus, cette planète doit être stabilisée lors de sa rotation.



Sommes-nous seuls dans l'univers?

L'exobiologie est l'étude des origines, de la distribution et de l'évolution de la vie et des structures et processus qui y sont associés dans l'univers. L'intérêt de savoir comment la vie est apparue sur notre planète est double: cela nous renseignera sur nos origines, et cela permettra de comprendre quels mécanismes sont en jeu et s'ils sont potentiellement reproductibles sur d'autres planètes. On a identifié 83 molécules organiques différentes dans l'espace. Les scientifiques ont aussi observé que les météorites et les comètes pouvaient transporter ces molécules. La planète a ainsi hérité d'énormes quantités de molécules fournissant un matériau de base pour les briques du vivant.» Si la vie a pu se développer, c'est grâce aux conditions «hospitalières» de la Terre primitive: les molécules organiques, déposées en douceur par les grains cométaires ralentis au cours de leur traversée de l'atmosphère, ont formé des édifices de plus en plus complexes dans l'eau des océans qui recouvraient la planète. Un tel processus basé sur la chimie du carbone et l'eau a pu se répéter en plusieurs endroits de l'Univers, pourvu qu'il se soit trouvé d'autres planètes offrant un environnement accueillant, caractérisé par la présence de l'élément liquide.


L'idée de vie extraterrestre:

le mystère des cartes de Piri Ibn Haji Memmed Rais Avec les premières missions d'exploration spatiale, s'est développée une science nouvelle consacrée à l'étude de la vie extraterrestre. L'hypothèse d'une origine spatiale de la vie s'est trouvée renforcée en 1986 par les données des sondes Giotto et Vega sur la comète de Halley, attestant de l'existence de nombreuses molécules organiques. Les plus anciennes traces d'interrogations sur la pluralité des mondes, appelée encore pluralisme, datent d'Aristote. Dans son Traité du ciel, Aristote pense qu'il y a une contradiction entre la place naturelle occupée par la Terre, l'air, le feu et l'eau, et le mouvement violent nécessaire pour créer d'autres mondes.

En 1929, on retrouve à Constantinople une carte datée de 1513. Elle représente l'Amérique du Sud et l'Afrique sur des longitudes relatives correctes. Cette exactitude est pourtant impossible car au XVIe siècle les connaissances cartographiques étaient minimes. Notamment, on ne savait pas calculer les longitudes. La carte de l'amiral turc Reis est devenue célèbre mais elle n'est pas la seule carte ancienne, et authentifiée, qui pose bien des problèmes aux scientifiques. Dans les notes qui accompagnent le document, il affirme que certaines des vingt cartes qui lui ont servi de sources datent d'Alexandre le Grand et que d'autres sont fondées sur les mathématiques. Cette carte a été étudiée par le capitaine Mallery qui découvre que cette carte représente une partie de l'Antarctique. Ce continent est pourtant recouvert de glaces depuis au moins 10.000 ans et n'a été découvert officiellement qu'en 1818. Pourtant, la côte de la terre de la reine Maud est cartographiée sans glace ce qui est incroyable. Cette côte n'a pu être libre de glace que 4000 ans av. J.-C. D'après les géologues, il semble que ce littoral soit resté libre de glaces, de manière durable, durant au moins 9000 ans avant qu'il n'ait été englouti par la calotte glaciaire. (1)

Le développement des premières civilisations connues ne s'est produit que bien longtemps après cette date. La carte fut envoyée au professeur Hapgood. Il arriva à une conclusion surprenante qu'il expliqua en 1966 dans son ouvrage Maps of the ancient sea kings «les cartes des anciens rois de la mer». «Il semble que des informations géographiques d'une grande précision se soient transmises de peuple en peuple. Ces cartes, selon toute vraisemblance, ont été dressées par un peuple inconnu, puis léguées à d'autres civilisations, peut-être les Crétois de l'époque de Minos et les Phéniciens».«Il est manifeste que ce peuple disposait d'une technologie nettement supérieure à toutes celles des peuples de l'Antiquité, du Moyen-Age et jusqu'à la seconde moitié du 18e siècle.»(1)

On ne peut de ce fait, face à ce mystère, pas exclure une influence extérieure, c'est-à-dire une civilisation extra-terrestre qui serait à l'origine de ces cartes.



La théorie des anciens astronautes

Justement, cette théorie postule que des extraterrestres auraient aidé les Terriens à réaliser de grands travaux dont on ne peut expliquer l'existence avec les seules compétences humaines (soulèvement de blocs de plusieurs centaines de tonnes et alignement parfait). La théorie des anciens astronautes avance que les dieux dont parlent les anciennes mythologies et dont l'archéologie met les cultes en évidence, étaient en fait des extraterrestres humanoïdes. Cette théorie bouleverse les conceptions académiques de l'histoire humaine, puisque selon son fer de lance, Erich Von Däniken, les hommes n'ont pu évoluer et progresser que grâce à l'appui d'une race extraterrestre. La civilisation hindoue, parmi ses textes mystiques, possède un traité sur les vimanas, les chars volants dans lesquels se déplaçaient les dieux. Le vymaananika-Shaastra livrerait ainsi les secrets de conceptions et de pilotages de ces engins volants antiques, propulsés grâce à une combinaison d'électricité et d'un métal liquide proche du mercure. Ces technologies sont à l'étude dans le génie astronautique.(2)

La théorie de Von Däniken est que la Bible, comme d'autres écrits anciens du monde entier, contient des descriptions de visiteurs des étoiles ayant ensemencé la race humaine. Nos ancêtres les auraient considérés comme des dieux, mais Von Däniken, décodant leurs récits, indique qu'il s'agit des premiers témoignages d'Ovnis et d'extraterrestres. «Qui d'autre, dit-il, sinon des visiteurs de cultures avancées, aurait pu être responsable de toutes ces traces laissées?» Selon Von Däniken, certaines structures ou artéfacts seraient la preuve de l'existence d'une technologie supérieure créée soit par des visiteurs extraterrestres soit par des humains ayant appris auprès d'eux. Ces structures sont, par exemple, les pyramides d'Égypte, Stonehenge mais également la carte de Piri Reis, les Moai de l'île de Pâques ou encore les lignes de Nazca au Pérou. Par ailleurs, il fait une interprétation d'oeuvres d'arts anciennes comme représentant des astronautes ou des vaisseaux spatiaux. Selon Däniken, par exemple, la révélation d'Ezechiel dans l'Ancien Testament est la description de l'atterrissage d'un engin extraterrestre. Däniken a obtenu le soutien d'un ancien ingénieur de la NASA, Josef F. Blumrich, pour cette dernière hypothèse, au travers de son livre intitulé «les vaisseaux spatiaux d'Ezechiel». (2)


La pluralité des mondes selon les anciennes civilisations et les religions

L' Anaxagore déclare avoir vu des lumières célestes de la dimension d'une grosse poutre. Daimachos raconte qu'un globe de feu a parcouru le ciel plusieurs fois pendant la 78e Olympiade. Les auteurs latins, Dion Cassius, Pline l'Ancien, Tite-Live, Jumius Obsequens, Cicéron relatent l'apparition de lumières dans le ciel, de boucliers ardents, de lunes et de soleils multiples, de sphères volantes de couleur dorée. (3) La guerre aérienne du Ramayana, l'épopée de Gilgamesh (Abed Azrié Ed. International Paris 1979 p.143), Les Immortels, les Fils ou les Rois du ciel de l'Orient et de la Chine (G. Pauthier, Le Chou King, Part. III, Ch. X-2 Ed. Le Japon «Terre des Dieux «(Arnold Toybee, la civilisation à l'épreuve, Gallimard, Paris p. 89, 1951), Les Vira Cochas d'Amérique du Sud, les Incas, les grands Dieux de l'Egypte ancienne, les procréés des Dieux et les Héros de l'Antiquité occidentale et orientale etc. Homère décrit plusieurs fois l'apparition de boucliers de feu. En Chine et au Japon durant le Moyen Âge, beaucoup de phénomènes semblables aux Ovni modernes furent rapportés. Le monastère Detchani construit en Yougoslavie entre 1327 et 1335 fut décoré de fresques qui représentent des anges à bord de vaisseaux naviguant dans le ciel. Bien plus tard entre mai et juillet 1947, 850 observations différentes ont été recensées à travers les Etats-Unis et répertoriées dans le Blue Book. Le phénomène Ovni a vraiment connu une diffusion mondiale à partir de cette époque qui correspond à l'affaire Roswell dont on ne sait que trop penser tant les versions sont contradictoires. (3)

Les grandes religions terriennes ne réprouvent pas l'idée de l'existence d'autres mondes habités dans l'univers. Beaucoup de textes anciens y font référence. Et si des extra-terrestres avaient été pris pour des Dieux ou Dieu qui est dans le ciel, le très haut? La lecture des premiers chapitres de la Bible fait apparaître de nombreux récits des visites sur Terre de visiteurs venus sur des chariots de feu, porteurs de messages d'une grande sagesse. L'exemple le plus frappant est celui du prêtre prophète Ézéchiel, exilé à Babylone en 598. Cette vision serait pour certains une observation d'Ovni décrivant un étrange véhicule venu du ciel et atterrissant près du fleuve Kebar, en Chaldée, sous le règne à Babylone de Nabuchodonosor. Ézéchiel dit: «Je regardais, et voici, il vint du nord un vent d'orage, un gros nuage entouré de lumière éclatante. Du feu sortait de lui en permanence et au milieu de ce feu miroitait du bronze. En son centre se devinait la silhouette de quatre créatures vivantes. Elles avaient l'apparence de forme humaine, chacune avait quatre faces et quatre ailes. Leurs jambes étaient droites et la plante de leurs pieds ressemblait à un pied de veau, chacune avait le visage d'un homme par-devant, toutes quatre une face de lion à droite, une face de boeuf à gauche et la face d'un aigle par derrière... il semble y avoir une description qui mélange un objet apparenté à une machine et des êtres vivants possédant un équipement sophistiqué. (3)

Le père José Gabriel Funes, directeur de l'observatoire du Vatican, s'est prononcé sur l'existence d'autres planètes habitées: «Tout comme il y a une multitude de créatures sur Terre, il pourrait y avoir d'autres êtres, même des êtres intelligents, créés par Dieu. Cela ne contredit pas notre foi car nous ne pouvons pas poser de limites à la liberté créatrice de Dieu,»
Le Coran fait explicitement mention de la pluralité des mondes dans le sens où ils obéissent à Dieu. Ainsi les mondes habités sont cités dans neuf sourates. (Coran: Sourate I, verset1; II, 3; V, 109; VI, 101; X, 3; XI 108; XIII, 15; XXI, 16; XXXVI, 36). Pourquoi en effet, la vie existe uniquement sur une seule planète, la Terre? Alors que des centaines d´autres planètes existent dans le système solaire et autour d´autres étoiles, ceci est prouvé également. L'Islam va plus loin en faisant la «prédiction» non seulement de l'existence de la vie extraterrestre mais d'une rencontre avec les Terriens: «Parmi Ses Preuves est la création des cieux et de la terre et des êtres vivants qu'Il y a disséminés. Il a en outre le pouvoir de les réunir quand Il voudra.» (42, 29) (4)


Ce que dit la science

Sommes-nous seuls dans l'univers? En 2014 nous n'avons encore aucune preuve de l'existence de civilisations extraterrestres. Depuis plus d'un demi-siècle maintenant, les programmes du Seti (Search for Extra-Terrestrial Intelligence) sont à la recherche de signaux intelligents venus du cosmos. Afin de le savoir, les scientifiques ont donc cherché à développer des outils pour estimer le nombre de civilisations extraterrestres avec lesquelles communiquer. Quand Frank Drake lista toutes les conditions nécessaires à la communication avec d'autres civilisations: il faut des étoiles, des planètes, avec un écosystème pour que se développent la vie, puis l'intelligence, et la communication. Enfin, il faut que ces civilisations technologiques vivent suffisamment longtemps. En multipliant tous ces facteurs dont il souhaitait parler avec ses collègues, il se rendit compte que l'on pouvait les multiplier pour obtenir un nombre N, le nombre de civilisations extraterrestres de la Galaxie avec lesquelles nous pourrions communiquer. Cette formule est devenue célèbre sous le nom d'équation de Drake. Avec une valeur de N comprise entre 18 et 5.000.000.000, autant dire que nous ne savons pas avec combien de civilisations nous pourrions communiquer. Dans le cas d'une existence extraterrestre, c'est toute la vie de l'homme qui s'en trouverait bouleversée. Son rapport à la religion, son rapport à Dieu, son rapport aux autres espèces vivantes sur d'autres planètes s'en trouveraient bouleversés. Curieusement, il pense se sentir moins seul s'il avait la certitude de l'existence des extraterrestres.


1. http://www.dinosoria.com/piri_reis.htm

2. http://www.inexplique-endebat.com/article-astro-archeologie-et-extraterrestres-61095433.html3 décembre 2010


3. http://www.inexplique-endebat.com/article-des-ovnis-dans-la-bible-103113309.html


4. http://www.inexplique-endebat.com/article-evidence-extraterrestre-et-technologies-de-l-antiquite-84942003.html

http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_professeur_chitour/198247-l-eternelle-question-sans-reponse.html

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique enp-edu.dz

Repost 0
5 juillet 2014 6 05 /07 /juillet /2014 16:50

«Je n'ai pas créé le ciel et la terre et tout ce qu'il y avait entre ces deux éléments sans aucun but. C'est l'opinion que tiennent les mécréants.» Coran: Sourate Sad: 27).

Le mois de Ramadhan est un moment privilégié pour le musulman pour faire son introspection et s'interroger sur le sens de la vie. Au-delà de la dictature du temps et de l'addiction à l'éphémère, ce mois de jeûne est aussi un exercice sur la maîtrise de soi. Durant tout le mois de Ramadhan, je vais proposer chaque semaine au lecteur un questionnement sur les grandes questions de sens et qui, d'une façon ou d'une autre nous interpellent tôt ou tard. Je tenterai de tracer un cheminement, en mettant de l'ordre dans la multitude de questions que le commun des «mortels» se pose tout au long de sa vie.

Toutes les religions à des degrés divers connaissent des fièvres millénaristes. On a beau dire que le choc des civilisations basé sur les religions est en marche, il est patent que dans la réalité, si le fait religieux est mis en première ligne c'est surtout le néo-libéralisme prédateur et la mondialisation -laminoir qui en retirent les bénéfices. A titre d'exemple, on croit que le christianisme est toujours belligène, il n'en est rien! Les églises se vident et comme l'écrit avec une pointe d'amertume Jacques-Yves Rossignol décrivant le traitement académique du christianisme: «Le discours sur la fin du religieux apparaît nettement comme un pur jeu verbal entre intellectuels, philosophes ou «théologiens». Pour une très petite fraction de la population, mais évidemment très influente, la religion est devenue ce pur jeu intellectuel. En petit comité, ces gens s'avoueront croyants le matin, sceptiques l'après-midi, dévots le soir, libertins le week-end Ensuite, on peut aller plus loin et poser l'hypothèse que ce «jeu théologique généralisé» est le lieu où s'invente l'idéologie religieuse nécessaire au capitalisme avancé, c'est-à-dire une religiosité fabriquée sur mesures pour la défense du capital à son stade actuel. (....) En effet pourquoi construire cette néo-morale nécessaire au mondialisme sur une table rase? Il y a une gigantesque tradition, quasi moribonde, à récupérer, à bricoler et à adapter: ça s'appelle le catholicisme (...)» (1)



Les grandes questions qui font débat scientifique


Qui sommes-nous?, D'où venons-nous? Où allons-nous? Et Dieu dans tout çà? Si Dieu m'a créé qu'attend-il de moi? Sommes-nous seuls dans l'univers? Mis à part cette idée de l'éternité de l'existence de l'univers, les matérialistes avancent qu'il n'y a ni but ni finalité dans l'existence de celui-ci. Ils insistent sur le fait que tous ces équilibres, ces ordres et cette harmonie sont le fruit d'une pure coïncidence. Cette «coïncidence» est également avancée pour expliquer l'apparition des êtres humains sur Terre. La théorie de l'évolution, communément appelée Darwinisme, est une autre conséquence du matérialisme.

Commençons par rappeler les deux affirmations matérialistes concernant la création de l'Univers. Premièrement, l'Univers existe depuis une éternité et, puisqu'il n'a ni début ni fin, il n'a pas été créé. Deuxièmement, tout ce qui constitue l'Univers n'est que le fruit du hasard et n'est en aucun cas le produit d'une conception volontaire, d'un plan d'agencement ou encore d'une vision précise. Les scientifiques sont aujourd'hui certains que l'univers a vu le jour à partir du néant à la suite d'une explosion reconnue sous le nom de ´´big-bang ´´. En d'autres termes, la science tente de nous expliquer comment l'Univers a vu le jour après le «mur de Planck», soit 10-43 seconde, avant c'est pour la science, le mystère, d'autant que, comme nous allons le montrer est incapable de nous expliquer- est -ce bien son rôle?- pourquoi cette chaîne causale des évènements réglés comme du papier à musique?



Ce que disent les religions

On sait que pour la science expérimentale, classiquement définie, seul le savoir objectif, soigneusement détaché de la façon dont les individus l'interprètent, peut avoir un sens. Les religions révélées font une place de choix à la création de l'univers. Aussi bien, la Bible que le Coran indiquent les étapes de la création. Naturellement, une lecture littérale laisse le mystère entier. Cependant plus, à trop vouloir faire concorder les données objectives de la Science «actuelle», -mais qui évolue constamment- avec les écritures saintes, ferait apparaître des «concordances» qui n'en seront plus, au fur et à mesure que la science avance. Pour le bouddhisme au contraire, l'expérience subjective et immatérielle est première. Ceci veut dire qu'il peut y avoir autant de visions du monde qu'il y a de sujets pensants et méditants.

Pour les croyants des religions révélées, il est erroné de penser que l'univers ait été créé en vain. Une philosophie telle que le matérialisme, ainsi que toutes les conceptions basées sur celles-ci, étaient inévitablement vouées à l'échec. La multitude de questions que le commun des «mortels» se pose à un moment de sa vie. Fait sens. Un philosophe, comme Jean Grondin, en parle comme d'une «pensée essentielle», fondant la philosophie, et qu'il résume ainsi: «Que faisons-nous ici, pourquoi et pour qui sommes-nous là, que devons-nous, que pouvons-nous y faire, que nous est-il permis d'espérer?» Selon certains philosophes, cette interrogation serait même inhérente à l'être humain. Si la religion, puis la philosophie se sont inlassablement penchées sur cette même question, les réponses qui lui ont été données sont diverses. Qu'il se questionne ou non, l'homme cherche à laisser sa trace sur Terre, travaille à la protection et l'éducation de sa descendance, veut se sentir utile, cherche à repousser la souffrance et la mort, et à accéder à une existence supérieure (sociale ou religieuse). Mais c'est la conscience de sa mortalité qui le pousserait à se questionner, rendrait l'existence «humaine» et, selon Max Frisch, en ferait même «une aventure». (2)


Du monde quantique de l'infiniment petit aux amas de galaxie, l'intelligence humaine a le vertige dans cet univers tellement surprenant et mystérieux qui invite à l'humilité. Et cela relativise tout sur notre perception de notre monde et de nous-mêmes. Nous avons une place «extrêmement privilégiée» dans l'Univers!! Incroyable que notre Univers est magnifique et certains pensent que le Créateur n'existe pas! Il est vrai l'intime conviction de beaucoup: il existe quelque chose qui ressemble à un créateur. Einstein disait: «Un esprit, une intelligence infiniment supérieure à celle de l'homme se manifeste dans les lois de la nature.» (3)


De Aristote à Einstein on pensait que l'univers n'avait pas de commencement, il a toujours été, fixe, éternel. Puis d'un seul coup on se rend compte que l'univers est en expansion, qu'il a eu un commencement. Pourtant, Einstein a toujours réfuté cette supposition de l'expansion de l'Univers jusqu'au jour où Hubble s'aperçoive que les galaxies s'éloignent les unes des autres. Einstein ne voulait pas l'admettre c'est pour cela qu'il avait collé une constante dans ses calculs pour éliminer cette expansion ceci bien sûr avant la découverte de Hubble et Einstein avait dit à propos de cette constante ´´ C'est la plus grande erreur de ma vie´´!! (3)



Le principe anthropique

Le principe anthropique est un principe selon lequel, puisque des êtres sapiens tel que l'humain (anthropos en grec) existent, l'univers est nécessairement compatible avec leur existence. La création de l'univers est-elle le fruit du hasard et non le résultat d'une conception volontaire?. Les recherches menées depuis 1960 ont démontré que tous les équilibres physiques aussi bien ceux régissant l'Univers en général que ceux propres à notre Terre ont été minutieusement conçus de manière à rendre la vie possible. Des recherches approfondies comme celles qui ont mené aux lois de la physique, de la chimie et de la biologie, ainsi que les forces fondamentales telles que la gravité ou l'électromagnétisme et jusqu'aux détails de la structuration des atomes et des éléments de l'Univers, furent tous élaborés dans une juste mesure pour permettre la vie des êtres humains. Aujourd'hui, certains scientifiques appellent cette élaboration extraordinaire le ´´principe anthropique´´: ce principe stipule que tout ce qui existe dans l'Univers, jusqu'au plus petit détail, est soigneusement arrangé pour rendre la vie humaine possible. D'autres, émules de Jacques Monod, s'en tiennent au hasard. La science paraît de plus en plus modeste au fur et à mesure qu'elle s'enfonce dans le mystère. (4)

Quelques «impossibilités du hasard»

On sait qu'il existe une vingtaine de constantes physiques réglées à plusieurs décimales et il est prouvé que la défaillance d'une décimale, ne permettrait pas l'avènement de la terre et partant de la vie. Nous allons énumérer, sans être exhaustif, quelques anomalies qui ne peuvent pas s'expliquer par le hasard. Ainsi, Pierre Périer spécialiste de la modélisation a calculé la probabilité d'obtenir «par hasard» certaines protéines qui constituent les briques fondamentales de la vie en estimant le nombre maximal de collisions ayant eu lieu dans l'océan primordial où est apparue la vie. Chaque protéine est constituée de 20 acides aminés. Or, il existe plus de 2 milliards de milliards de façons de placer 20 entités le long d'une chaîne. Sa conclusion est que, quel que soit le chemin emprunté, la réalisation des différentes probabilités demande plus de temps que l'âge de la Terre (4 milliards d'années) (4)


Notons que selon Harold Morowitz et Mickael Denton, pas moins d'une centaine de protéines seraient indispensables à la survie et à la reproduction d'une cellule 'primitive'' (5 pour synthétiser les corps gras, 8 pour l'approvisionnement en énergie, 10 pour la synthèse des nucléotides de l'ARN et de l'ADN et 80 pour synthétiser ses protéines). Ainsi, l'hypothèse d'une création «par hasard» d'une cellule primitive vivante comportant non pas 1 mais 100 protéines semble bien improbable étant donné la complexité des schémas mis en jeu. [Remarque: Le raisonnement de Pierre Périer est basé sur l'obtention «par hasard» de toutes les combinaisons possibles des 20 acides aminés. (4)

La position de la Terre et son environnement dans l'univers. Si la Terre n'était pas sur le bord de la galaxie mais en son centre, les astronomes auraient été incapables de voir la galaxie dans laquelle nous nous trouvons et le reste de l'univers. Si le soleil n'était pas à mi-chemin du bord de la galaxie et entre ses deux bras en spirale, les êtres vivants soit auraient été victimes de radiations dangereuses et de poussières de comètes (plus près du centre ou d'un des bras) soit n'auraient pas existé du tout par manque de matériaux lourds pour construire la vie (plus éloigné du centre ou d'un des bras). De plus, la distance du soleil entre les deux bras de la galaxie demeure constante, lui évitant d'être aspiré par un des bras. Si la distance moyenne entre les étoiles dans notre galaxie était différente de ce qu'elle est, la vie aurait été impossible: plus grande, les produits des explosions des supernovae auraient été tellement diffus que les planètes n'auraient pas pu se former. Plus petite, les orbites des planètes auraient été déstabilisées (4)


L'hypothèse d'un accordeur transcendant

Pour Jean Staune philosophe des sciences ayant dirigé des ouvrages auxquels de nombreuses personnalités scientifiques (dont 11 prix Nobel) la science pose ouvertement la question du sens. Interviewé par Le Figaro Magazine, il livre ses idées que nous résumons: «(..) J'ai envie de vous répondre par une histoire. Vous êtes devant un peloton d'exécution et vous devez logiquement mourir. Mais vous êtes toujours vivant après les détonations. Quelle est votre première réaction? Vous vous dites que vous avez eu un coup de chance extraordinaire. Dans le peloton, un des tireurs a été piqué par une mouche, un autre a oublié ses lunettes, ils ont tous tiré à côté! Puis s'impose à vous l'idée qu'une telle chance n'est pas possible - sauf s'il y avait des milliards de pelotons d'exécution, auquel cas, l'un d'entre eux pourrait rater sa cible. Il a dû y avoir un complot. Le parti de la résistance auquel vous appartenez a soudoyé les tireurs pour tirer à côté. Dernière possibilité: un ami s'est glissé dans l'armurerie, il a échangé les balles contre des balles à blanc. Avec cette histoire, vous avez un bon résumé des hypothèses sur la création de l'Univers.» (5)

«Tout commence avec un principe appelé anthropique, les scientifiques se sont rendu compte que si l'on change quoi que ce soit dans les constantes fondamentales de l'Univers, aucune forme de vie et encore moins de conscience ne peut s'y développer. Face à cette découverte, que personne ne conteste, il n'y a que les trois solutions que je vous ai décrites avec mon histoire. Première solution, il existe des milliards d'univers parallèles et statistiquement l'un d'entre eux a pu «gagner au loto», créer la vie en ayant juste la bonne vitesse d'expansion, la bonne gravitation, la bonne masse du proton, etc. La deuxième solution, c'est celle du complot où l'on a payé un à un les tireurs pour qu'ils ratent leur cible: un principe créateur a effectué un réglage fin de toutes les constantes fondamentales de notre Univers pour qu'il soit ce qu'il est. Enfin, la troisième solution, c'est qu'il existe une théorie d'unification expliquant la valeur de toutes les constantes fondamentales de l'Univers (ce qui correspond à l'hypothèse des balles à blanc: il y a une cause commune à l'échec des tireurs)... Stephen Hawking défend les première et troisième options».(5)

Dans une brève histoire du temps, Stephen Hawking reconnaissait que s'il existait une théorie du Tout, le problème se poserait de savoir «ce qui a insufflé le feu aux équations», c'est-à-dire qui a mis les balles à blanc dans l'armurerie? L'existence éventuelle d'une théorie de grande unification ne suffit pas à éliminer la question d'un créateur. Par contre, s'il y a une infinité d'univers parallèles, alors oui, l'hypothèse d'un créateur n'est plus utile. (...) C'est la science elle-même et non la théologie qui pose la question de l'existence d'un créateur. Comme elle n'impose aucune des trois réponses que nous avons décrites ici, il est antiscientifique d'affirmer que la science permet de se passer d'un créateur.» (5)

«Qui a mis le feu aux équations» s'écriait Stephen Hawking? Pourquoi les scientifiques sont divisés sur un sujet qui ne les regarde pas a priori? L'accordeur transcendant qui remplacerait le hasard. Pourtant, des scientifiques renommés à l'instar du cosmologiste Trinh Xuan Thuan sont intrigués par ce réglage céleste. Il écrit, la précision de ces constantes s'apparente à celle d'un archer qui arrive à placer une flèche dans une cible de 1m2 à l'autre bout de l'univers. Pour nous le monde n'a pas été créé par hasard. ´´ Je n'ai pas créé le ciel et la terre et tout ce qu'il y avait entre ces deux éléments sans aucun but. C'est l'opinion que tiennent les mécréants. ´´ (Coran: Sourate Sad: 27). Tout est dit.



1. Jacques-Yves Rossignol http://metamag.fr/ metamag-2153-secularisation-et-dechristianisation-La-fin-du-religieux-.htmll


2. Le sens de la vie: Encyclopédie Wikipédia


3. http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3957_infiniment-petit-grand-echelle-univers.php


4. Principe anthropique Wikipédia, l'encyclopédie libre.


5. Christophe Doré 21/02/2011 http:// www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2011/02/19/01006-20110219 Artfig00573-jean-staune-l-hypothese-d-un-createur-est-scientifique.php

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique enp-edu.dz

Repost 0