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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 23:08


« Le Vatican ,combien de Divisions ? »

Staline

La tragédie syrienne est une réalité. Les fondements de la révolte- à l’instar des jacqueries arabes qui ont démarré à Si Bouzid- sont cousues de fil blanc Cependant, cette tragédie à nul autre pareille, va remette en question beaucoup de certitudes outre les petits qui vont une fois de plus être laminés, il y aura –si l’affaire de Damas tourne mal- de profondes remises en cause, un nouveau partage du monde et des influences.

Le Sommet du G20 dominés par la tragédie syrienne

Les Américains ont eu toutes les peines du monde à convaincre au sommet du G20 de Saint-Pétersbourg. De toutes parts ce fut des niet . De même François pour Hollande ne s'est fixé qu'un seul objectif: rallier «la coalition la plus large possible» de pays en faveur d'une intervention punitive en Syrie, aux côtés des Américains.

«Nous comptons sur le soutien des Européens et des pays arabes», assurait l'entourage du chef de l'État. Peine perdue. François Hollande avait à peine posé le pied sur le tarmac de l'aéroport de Saint-Pétersbourg qu'il était déjà lâché par ses plus proches alliés, les Européens. Membre du G20, représentant les 28 États membres de l'UE, le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, flanqué du président de la Commission José Manuel Barroso a clairement rejeté l'usage de la force en Syrie. «Il n'y a pas de solution militaire au conflit en Syrie» a-t-il déclaré à Saint-Pétersbourg, «seule une solution politique peut arrêter les massacres, les violations de droits de l'homme et la destruction de la Syrie». Le président de l'UE a calqué sa position sur celle d'Angela Merkel, hostile aux frappes en Syrie, comme 70 % des Allemands, et favorable à une «solution politique dans le cadre de l'ONU».(1)

Le camouflet est sévère pour le président français. Après avoir subi la poignée de main glaciale de Vladimir Poutine, François Hollande espérait un soutien, au moins moral de ses amis européens, à sa décision d'intervenir militairement en Syrie. Il n'en est rien. «À ce jour, la France est le seul pays de l'UE» à vouloir punir militairement la Syrie, a rappelé Herman Van Rompuy, soulignant l'isolement de la France. (…)Mais il est vrai, qu'au G20, le rapport de force n'est pas du tout favorable à une intervention militaire. Hormis les États-Unis et la France, les va-t-en-guerre se comptent sur les doigts d'une main: Turquie, Arabie saoudite, Australie, Canada. Les pays des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) sont tous opposés à une intervention militaire, pour des raisons de non-ingérence, par hostilité à l'Occident ou pour des motifs purement économiques. C'est ce dernier aspect qu'ils ont mis en avant, au G20, dans un communiqué commun, soulignant «l'impact extrêmement négatif sur l'économie mondiale» qu'aurait «une intervention étrangère» en Syrie. Vladimir Poutine a réussi la prouesse d'agréger autour de lui, son allié traditionnel chinois, les autres grands pays émergents (Brésil, Inde, Afrique du Sud Indonésie, Corée…) ainsi que des démocraties occidentales réticentes, pour de multiples raisons, à s'engager dans un nouveau conflit au Proche-Orient.(1)

On le voit sur le fond, Poutine est parvenu à imposer l'ONU comme seule instance légitime pour trancher l'issue du conflit syrien. Au dîner, la majorité des dirigeants du G20 ont emboîté le pas au président russe, en insistant sur la nécessité de trouver une solution politique, et non militaire, à la crise syrienne, dans le cadre des Nations unies. Alors que sa présence n'était pas prévue à l'origine, le médiateur de l'ONU, Lakhdar Brahimi s'est déplacé à Saint-Pétersbourg.

La réponse probable de la Russie à l’attaque de la Syrie

La Russie verrait elle la Syrie se faire démolir sans réagir ? Il peut paraitre évident que l’armada russe qui s’est déplacée vers la Méditerranée n’est pas là pour rien, au minimum elle veut dissuader, au pire elle est là pour des mesures de représailles . Le maillon faible serait l’Arabie saoudite.

Michel L’Homme Nous en parle : « Un mémorandum "d’action urgente" publié par le bureau du président Poutine aux Forces armées de la Fédération de Russie ordonnerait une "frappe militaire massive" contre l'Arabie saoudite au cas où l'Ouest attaquerait la Syrie . Selon le Kremlin, Poutine serait devenu "furieux" après une réunion début août avec le prince saoudien Bandar ben Sultan, chef des services de renseignement saoudien qui l’aurait averti que si la Russie n'acceptait pas la défaite de la Syrie, l'Arabie saoudite serait acculée à déchaîner les terroristes tchétchènes durant les Jeux Olympiques d'hiver des 7-23 février 2014 à Sotchi, en Russie. (2)(3)

« Le journal libanais As-Safir a précisé le contexte de cette étonnante menace saoudienne contre la Russie. En fait, le prince Bandar se serait engagé à protéger la base navale russe syrienne (seul débouché méditerranéen pour la marine russe auquel la Russie tient absolument) si le régime Assad était renversé et aurait alors ajouté pour peser un peu plus dans la discussion :"Je peux vous donner une garantie pour protéger les Jeux Olympiques d'hiver prochain car les groupes tchétchènes qui menacent la sécurité des jeux sont contrôlés par nous". Le prince saoudien est même allé plus loin en précisant que les Tchétchènes qui opèreraient en Syrie ne sont qu’un outil de pression temporaire qui pourrait du jour au lendemain sur simple ordre de Riyad être mis à l’arrêt ! "Ces groupes ne doivent pas vous effrayer, aurait déclaré Bandar à Poutine, nous les utilisons dans le cadre du régime syrien mais ils ne joueront aucun rôle dans l'avenir politique de la Syrie." (2)

« Poutine aurait répondu : "Notre position sur Assad ne changera jamais. Nous pensons que le régime syrien est le meilleur orateur, s'exprimant au nom du peuple syrien, et non pas ceux des mangeurs de foie", faisant ici référence aux séquences de l’été montrant un rebelle djihadiste dévorant le cœur et le foie d'un loyaliste syrien ! Il va de soi qu’une riposte russe contre l’Arabie saoudite changerait la donne ». (2)

Le Monde occidental sur le déclin inexorable

On a cru un moment qu’après la disparition de l’empire soviétique sous le coup de boutoir de la CIA du fait religieux à la fois d’un pape prosélyte,- souvenons nous du fameux n’ayez pas peur ! et de Lech Walesa l’électricien de Gdansk - et d’un certain Bin Laden , Hérault de la lutte en Afghanistan alimenté par des missiles Stinger fournis pas la CIA et qui auraient fait des ravages sur les chars, russes, allait selon les termes due Georges Bush père aboutir comme martelé lors de la deuxième guerre du Golfe de 1991vers l’avènement d’un monde plus juste. Ce ne fut pas le cas, l’Empire soviétique et ses marches s’effritant, suite à des dépècements idéologiques, il fallait un nouveau moteur pour maintenir l’Empire américain en tête un nouvel adversaire, une nouvelle guerre pour réaffirmer ad vitam aeternam le leadership américain.

N’ayant plus d’adversaire à sa taille et étant véritablement sur le déclin en terme de matières premières et en terme d’énergie, il fallait s’en trouver un. Parallèlement des idéologues comme Bernard Lewis qui a beaucoup analysé l’Islam et le monde arabe, ou comme Samuel Huntington confortèrent une nouvelle vision des nouveaux défis de l’Empire ce fut le PNAC (Project for New American Century) un think tank néoconservateur américain. fondé au début de 1997 par William Kristol et Robert Kagan dont le but est de promouvoir le leadership mondial des États-Unis.

Le PNAC pose en principe fondamental la considération selon laquelle le « leadership américain est à la fois bon pour l'Amérique et bon pour le monde » et apporte son soutien pour une « politique reaganienne de puissance militaire et de clarté morale ». Son influence fut très grande durant le mandat du à la fois sur le plan militaire et sur la politique des affaires étrangères, Le monde manichéen de Georges W Bush et des néo-conservateurs : « Qui n’est pas avec nous est contre nous », a semé le chaos aux quatre coins du monde arabe et islamique. Tous les conflits actuels mettent aux prises des Musulmans entre eux- la fable des printemps arabes- ou en lutte contre des agressions fomentées par l’empire. La particularité de cette politique est qu’elle fait une place de choix à Israël notamment sous l’influence des fondamentalistes du sionisme chrétien

Il vient que la convulsion actuelle d’un des derniers dominos arabes non encore « normalisé » s’inscrit dans cette vision de fuite en avant d’un Empire devenant de plus en plus dangereux au fur et à mesure que ses moyens déclinent et jouant au poker sa survie. Souvenons nous pour l’histoire les USA, après s’être crées en révolte contre la Grande-Bretagne ont pris la succession de l’empire britannique dans une volonté de dominer le monde par le contrôle des mers. Une vision commune du monde partagée avec un fond ethnique et religieux a créé depuis la première guerre mondiale au moins ce qu’on appelle les Anglo-saxons. Ce sont ces derniers qui imposent une vision très atlantiste à l’Europe continentale et qui, en fait, orientent les choix de la « communauté internationale » concept creux et sonore du fait que c’est un abus de langage.

Le non britannique à la guerre nous conforte qu’il y a une limite à l’aventure . Ceci est possible car la patrie de l’habeas Corpus a encore des institutions avec des force des rappels. Jean Bonnevey écrit : « Est-ce aujourd’hui un nouveau tournant historique avec la fin de l’axe anglo-saxon ? Assurément par rapport à l’Afghanistan, l’Irak et même la Lybie, il y a rupture. Le caniche a rompu la laisse. Une rupture imposée au gouvernement par les élus et l’opinion publique. C'est le camouflet politique le plus cinglant de l’époque actuelle ! La dernière fois que la Chambre des Communes a dit "non" à une intervention militaire proposée par un Premier ministre, cela remonte à 1782. A l'époque, le Parlement britannique avait refusé d'envoyer des troupes supplémentaires en Amérique pour la guerre d'indépendance, contre la volonté du chef du gouvernement, Lord North. Il a été contraint de démissionner un mois plus tard. Dans les deux cas, un Premier ministre conservateur va-t’en-guerre a été répudié par ses propres fidèles.(4)

La Grande Bretagne tout le temps le caniche des Etats Unis dans les expéditions punitives a laissé dernièrement sa place à la France qui se découvre une âme de redresseur de tort pour aller casser de l’arabe , avec les muscles des Etats Unis. On se prend à parier que la morale nouvelle de la gauche française ne lui permettra pas cependant d’aller guerroyer seule en Syrie en cas de renoncement des Etats Unis…Pas folle la guêpe..

Avènement d’un monde véritablement multipolaire

On a tout dit du balancement du barycentre du monde vers l’Asie, Le Monde regardera de plus en plus vers le Pacifique et l’hégémonie du monde Atlantique est sur un déclin multidimensionnel bien mis en évidence par le diplomate singapourien Kishore Mahbubani qui écrivait dans son ouvrage : « le défit asiatique » : « "L'essor de l'Asie entraînera des transformations tout aussi importantes que celui de l'Occident…, qui devrait se réjouir de l'émergence asiatique, mais qui aura de grandes difficultés à s'y adapter." (5)

Lors du diner du sommet du G20 Le plus petit dénominateur commun trouvé par les leaders du G20 aura été la simple condamnation générale de l'usage des armes chimiques. "La question pour certains était de savoir qui avait utilisé ces armes chimiques. Poutine n'y répond pas.

Dans cette tragédie syrienne, il ne faut pas croire comme le martèlent les médias occidentaux, qu’il y a une unanimité de 13 contre deux ( les empêcheurs de tuer en rond que sont la Chine et la Russie) au Conseil de Sécurité sur l’attaque de la Syrie. Les autres pays ne sont pas tous d’accord exception faite du Maroc pour aller porter le malheur au peuple syrien

Nous savons que les pays du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) jugent inacceptable une intervention étrangère armée dans le conflit syrien qui ne peut être résolu, selon eux, que par voie de négociations, a indiqué jeudi le septembre le conseiller indien à la Sécurité nationale, Shivshankar Menon. "Seuls les Syriens peuvent décider de leur avenir. D’autres pays ne peuvent intervenir qu’en intermédiaires lors des négociations", a déclaré M.Menon lors d’une conférence de presse à l’issue de la 3e réunion des hauts représentants chargés des affaires sécuritaires des pays du BRICS à New Delhi, capitale indienne. (6)

Et d’ajouter que seul un processus politique avec la participation de toutes les parties intéressées était acceptable en Syrie. Selon le responsable indien, la situation en Afrique de l’Ouest et en Afrique du Nord et en Syrie ont alimenté la discussion lors de laquelle la Russie était représentée par le secrétaire de son Conseil de sécurité, Nikolaï Patrouchev. Les participants à la réunion ont également abordé la lutte contre le terrorisme, la piraterie et la cybercriminalité.(6)

Implosion inexorable du Monde arabe

Que reste t-ll du monde dit arabe ? Il fut une époque où sa signification avait un sens. Quand Nasser parlait de l’unité arabe, il avait donné au départ une dimension aux arabes et dans la foulée on s’est pris à rêver à une nouvelle Nahda non plus basée sur le fait religieux mais véritablement sur un baath multidimensionnel. Michel Aflack le fondateur du Barthisme se retournerait dans sa tombe en voyant ce qui reste du nationalisme arabe après les rodomontades de Nasser , puis de Saddam Hussein qui n’ont pas su ancrer l’alternance au pouvoir faisant de leur pays des propriétés privées se transmettant d’une façon dynastique ou par l’émeute.

A côté de cette vision laïc du monde dit arabe, le plus grand malheur des Arabes vient des potentats rétrogrades réactionnaires mais disposant d’une rente pétrolière qui leur permet d’avoir les faveurs d’un Occident plus que jamais en ébriété énergétique.

Ce qui se passe maintenant avec la Syrie ou curieusement le peuple est à 70 % pour Bachar Al Assad selon l’analyse de l’Otan, est tragique et le sera encore plus à Dieu ne plaise si la boite de Pandore, malheureusement inéluctable s’ouvrait libérant l’apocalypse. Nous nous habituerons alors dans le futur à la disparition d’une civilisation qui vit, il ya huit mille ans , l’enfance de l’humanité et sur laquelle des prophètes ont vécu, n’était ce cette preuve vivante d’un village syrien chrétien pris par les terroriste, ses habitants chrétiens parlent encore la langue du Christ Une nation qui n’existait pas il y a deux cents ans accompagné de son vassal au nom du droit du plus fort, bafouant toutes les normes internationales viendra semer le chaos avec des bombardements des « dommages collatéraux » du type de ceux de l’Irak , évalués à plus d’un million de morts laissant après leur départ ,une dynamique mortifère léguée par l’empire à raison de 30 à 40 morts et une centaine de blessés par jour, -un scoop de 20 secondes dans les médias occidentaux- : « Cachez ce sein que je ne aurais voir »..Pourtant ce sont des morts aussi « respectables et humains » que les autres.

Quand à Riyad on sait qu’elle est depuis longtemps le parrain du Conseil national syrien, la principale coalition anti-Assad, à qui elle fournit armes et argent. Ankara, quant à elle, plaide pour qu'une telle intervention ait pour objectif de renverser le régime, et pas seulement de sanctionner l'usage d'armes chimiques. Pourquoi ? L’Arabie des Saoud ne sait pas que son tour arrivera et que l’Arabie sera à sou tour divisée pour bien isoler les puits de pétrole de l’émirat religieux autour de la Mecque et de Médine..Un nouveau Banthoustan entre les puits de pétrole occupé par l’empire L’acharnement des Saoud notamment à travers le prince Bandar Ben Sultan, le chef d’orchestre du chaos syrien, ne s’explique pas. Pourtant il y a peu de chiites en Syrie, la Syrie est une mosaïque de peuples et de religions différentes notamment les Chrétiens qui paradoxalement et à des degrés divers sont derrière le pouvoir laïc de Bachar El Assad.

L’appel inaudible du pape

Décidément ce pape n’est pas comme les autres ! il défend au nom de la dignité de la personne humaine des Musulmans, il est véritablement sur les traces de François d’Assise !

On apprend ainsi que le Saint-Siège déploie une offensive diplomatique pour une négociation politique Le pape François a adressé une lettre au G20 appelant à la retenue militaire en Syrie, tandis que le Saint-Siège a exposé aux ambassadeurs accrédités les principes d'une solution politique. A l'appel du pape, une « chaîne de fraternité humaine » avec la Syrie Samedi 7 septembre 2013, tous les « hommes de bonne volonté », croyants ou non, sont invités par le pape François à une journée de jeûne et de prière pour la paix en Syrie et au Moyen-Orient.Une manière de mobiliser « toute l'humanité » ...Le Saint siège a un rôle moral qui ne va pas au-delà des principes puiqu’il ne dispose pas de moyens de puissances.

« À tous les dirigeants présents (au G20 de Saint-Pétersbourg, NDLR.), à chacun d’entre eux, je fais un appel du fond du cœur pour qu’ils aident à trouver des moyens de surmonter les positions conflictuelles et d’abandonner la vaine prétention d’une solution militaire. » « À tous les dirigeants présents (au G20 de Saint-Pétersbourg, NDLR.), à chacun d’entre eux, je fais un appel du fond du cœur pour qu’ils aident à trouver des moyens de surmonter les positions conflictuelles et d’abandonner la vaine prétention d’une solution militaire. » à « chercher, avec courage et détermination, une solution pacifique à travers le dialogue et la négociation entre les parties, qui soit soutenue de manière unanime par la communauté internationale ».(7)

Que font les religieux arabes ?

Il est évident qu’une assemblée de potentats mal élus sans légitimité de leur peuple pour la plupart , sous l’égide de l’Egypte ,en l’occurrence la Ligue arabe , un reliquat de la guerre froide , n’a aucun magister moral quand elle appelle àau meurtre d’autres arabes et à la destruction de la Syrie. Mieux les pays du Golfe veulent être dans la meute de la curée comme l en 1991 et 2003 quand il s’est agit de démolir l’Irak. On se demande encore ce qu’elle représente, si ce n’est un appendice du ministère des affaires étrangères, qui offre une retraire dorée avec l’argent des contribuables arabes notamment algériens, à un ancien ministre égyptien des Affaires étrangères.

De plus l’Islam est pris en otage par les pouvoirs arabes et nous n’avons pas vu jusqu’à présent d’appel des ulémas de chaque pays, tétanisés qu’ils sont par leurs pays respectifs. Aucun appel à la paix, ni dans les mosquées ni ailleurs. Pire que cela comment voulons nous que l’OCI ( Organisation des Nations Islamiques) appelle à la paix qui est prise en otage à la fois par l’Arabie Saoudite ( le siège) et par la personnalité du secrétaire général lui-même turc et lui même dans la cohorte de l’expédition punitive ; Ce qui laisse à penser du même coup le rôle pour le moins désastreux et suicidaire d’un gouvernement islamique en Turquie qui appelle à la mise à mort d’un autres pays islamique !

Il est à espérer que l’appel à la paix soit entendu et qu’une transition apaisée puisse avoir lieu. S’agissant des pays arabes notamment du Golfe, si la géopolitique de l’énergie venait à consacrer l’indépendance américaine, nous verrons alors la réalité du pouvoir des ces potentats et peut être qu’il y aurait un avenir pour les pays arabes, un avenir basé sur le savoir, l’effort l’endurance et l’alternance au pouvoir seules voies pour exister dans ce XXIe siècle de tous les défis et de tous les dangers. Dans le cas contraire, les Arabes à l’instar des Indiens d’Amérique disparaitront en tant que nations et ce qui restera d’eux dans leur fatalité mortifère, c’est la nostalgie de l’âge d’or que l’on se racontera dans les chaumières

On se souvient que lors de la seconde guerre mondiale, des collaborateurs de Staline lui auraient dit : « Camarade, le pape n’est pas d’accord avec ce que nous faisons ». Staline aurait fait cette fameuse réponse illustrant la force brute contre la force de l’esprit : « Le Vatican combien de divisions ? » L’appel du pape est là pour nous rappeler qu’il existe un magister moral que la religion chrétienne, tente de faire admettre. Cet appel nous réconcilie avec le monde ; Les damnés de la terre ne sont pas seuls ! Même si cet appel qui va aussi dans le sens de la vision de Poutine, n’est pas entendu, il restera longtemps audible . Des hommes se sont dressés dignement contre l’injustice, et c’est là tout leur honneur

1.http://www.lefigaro.fr/international/2013/09/05/01003-20130905ARTFIG00549-syrie-le-splendide-isolement-de-hollande.php

2.http://metamag.fr/metamag-1509-D%E2%80%99UNE-EVENTUELLE-RIPOSTE-RUSSE-AU-SILENCE-DES-DEUX-PAPES--Par-dela-des-transactions-secretes--quels-interets-pour-l-Europe--.html

3. http://www.metamag.fr/metamag-1496-SYRIE--LA-RUSSIE-CEDERA-T-ELLE-.html

4.http://metamag.fr/metamag-1500-Usa-Gb--La-fin-des-Anglo-saxons-.html

5. Kishore Mahbubani :The New Asian Hemisphere: The Irresistible Shift of Global Power to the East. Edt. Publics Affairs, U.S. (2009)

6. http://www.fr.rian.ru/world/20130110/197181064.html

http://www.legrandsoir.info/syrie-les-brics-pronent-un-reglement-negocie.html

7.http://www.la-croix.com/Urbi-et-Orbi/Actualite/Rome/A-l-appel-du-pape-une-chaine-de-fraternite-humaine-avec-la-Syrie-2013-09-05-1008090

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique Alger

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Chems Eddine Chitour - dans anomie du Monde
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